Un mois avec moi à Paris…

Que diable fais-je ici ?

Jour 2 : Une lueur dans le tout noir

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Vous vous en serez douté, parler de déprime après seulement quelques heures parisiennes, c’était parler bien vite. D’autant qu’en cette seconde journée, voilà que je trouve une première vraie réjouissance.

Depuis l’appartement où je squatte jusqu’à la première bouche  de métro (Bouche ? Il s’agit bien de se faire dévorer, happer par le métro n’est-ce pas ?), je dois marcher une vingtaine de minutes. Et bien je décide purement et simplement de me munir de l’unique moyen de locomotion que j’ai à disposition : ma trottinette. Après un jour, c’est déjà une révolution ! C’est une chose à laquelle j’avais réfléchi, d’autant qu’il paraîtrait que cela ne fait pas trop nigaud dans Paris.

Dès les premiers coups de roulettes sur le bitume, c’est le plaisir total. Plus que ça, c’est totalement fun ! Slalomer entre les parisiens, être plus rapide qu’eux, impulser mon propre rythme et ne pas tenir compter du leur… Une fois dans la bouche, je ne me gêne pas. Je ne sais pas si il est chose commune de se balader à toute vitesse dans les galeries souterraines. En tout cas, au milieu de l’indifférence générale, on m’envoie quelques sourires. Surtout lorsque je longe le tapis roulant, dépassant même certains qui poursuivent leur course folle.

Parfois bien sûr, la foule est trop dense : je dois mettre le pied à terre.

Une fois dans le métro, trottinette pliée, fini de jouer. Retour à la réalité du quotidien de chacun. Partout je vois des visages mornes, inexpressifs, les traits tirés… Puis je me regarde dans une vitre. Je réalise, non sans une certaine stupeur, que je suis en train de devenir comme eux. J’ai déjà le visage, les yeux surtout, tirés par le stress et la fatigue. A peine deux jours ici, et me voilà déjà en difficulté pour décrocher un sourire.

Sur les lieux de mon stage, j’ai toujours autant de peine à avoir des échanges normaux avec mes collègues. Je passe une nouvelle journée devant mon ordinateur. J’ai le sentiment que mon cerveau va imploser. C’est grave docteur ?

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Written by apprentiparisien

mars 31, 2011 à 9:38

Publié dans Uncategorized

2 Réponses

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  1. « J’ai le sentiment que mon cerveau va imposer »

    => il s’agit d’un stage à Bercy ???

    Amandilh

    avril 1, 2011 at 6:07

  2. Cool ! bien vu la trottinette, ça fait gagner du temps 🙂 Très bonne idée !

    Lilie

    avril 1, 2011 at 1:29


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