Un mois avec moi à Paris…

Que diable fais-je ici ?

Jour 1 : A quoi bon le stress ?

with 7 comments

C’est vrai après tout : pourquoi stresser ? L’homme que je suis devrais sans trop de difficultés s’adapter à un nouvel environnement de travail et de vie. S’adapter est une chose, mais aller à la découverte de l’inconnue en est une toute autre. D’autant que parmi 2 millions d’individus, je n’ai connaissance que de mon colocataire d’un mois, qui m’accueille généreusement.

Une des raisons principales de mon stress : ça marche comment le métro ? J’en ai ouïe dire des tonnes sur le métro parisien. Si terrible que ça ? Et bien dès mon premier contact, je peux affirmer que oui. J’ai le sentiment d’être au cœur d’une fourmilière. C’est le mot, cela fourmille de partout. Me voilà fourmi parmi les fourmis ; un inconnu parmi des milliers d’autres d’inconnus. Le cas de figure me rappelle la fac’ et les grandes promotions. Des promotions où c’est l’anonymat qui prime sur le reste. Tout le monde est quelqu’un, mais au final personne n’est quelqu’un. Je ne suis pas moins anonyme de tous ceux que je croise.

Pour revenir sur l’aspect fourmi, c’est à se demander ce qu’avait en tête l’inventeur du métro. Comment tous ces tunnels qui lient les voies entre elles pourraient-ils ne pas évoquer les galeries des insectes ? Chacune des fourmis qui se presse à effectuer sa tâche pour le bien être collectif. Il y a vraiment énormément d’analogies entre les deux univers.

Ce qu’il a d’effrayant avec le métro, c’est le rythme impulsé. Chaque individu marche à une vitesse… Impressionnant. Une course à je ne sais pas quoi. Pas le temps d’attendre et de rester béat. Très vite, pour se faire sa place, il faut se laisser naturellement happé par ce rythme infernal.

A l’intérieur du métro, peu d’échanges entre les hommes, que ce soit via le sourire, la parole ou bien les yeux. Chacun semble plongé dans de préoccupantes pensées. Seraient-ils à réfléchir à leur condition dans cette ville ? Pendant ce temps, d’autres se camouflent derrière leurs journaux.

Arrivé sur les lieux du stage, personne pour m’encadrer. Je suis livré à moi même et commence à comprendre que ma tâche mensuelle consistera à rester planter devant…mon écran d’ordinateur. Ma foi, une aubaine pour ce blog ! Mais quelle tristesse tout de même.

Il ne manquait plus que la pluie ainsi qu’un rhume printanier ne s’invitent à la fête, et voilà que la coupe est pleine. La déprime me guette… Déjà.

Publicités

Written by apprentiparisien

mars 30, 2011 à 8:07

Publié dans Uncategorized

7 Réponses

Subscribe to comments with RSS.

  1. moi, pour contrer la déprime du métro, j’ai arrêté de prendre le métro, je fais que du vélib ! bcp plus zen maintenant même si parfois trempé quand il pleut 😦

    blondeau

    mars 31, 2011 at 11:26

  2. Aaah le métro… 26 ans de parisianisme et je ne m’y fais toujours pas ! Mais j’arrive quand même à garder un regard amusé sur ce microcosme, et c’est le seul moyen pour ne pas devenir fou !
    Un conseil pour ne pas vous faire bousculer (et/ou insulter) : tenez votre droite sur les escalators, les parisiens détestent slalomer 😀

    Lilie

    mars 31, 2011 at 2:43

  3. les gens dans le métro pensent à leur travail, à leurs projets et à leurs affaires, c’est pour ça qu’ils ont pas le temps de parler avec autrui. d’ailleurs il y a tellement d’étrangers parmi les habitants ou parmi les touristes qu’on ne serait jamais sûr de parler la langue de son éventuel interlocuteur.
    sinon le métro c’est juste un moyen pour se déplacer rapidement dans la ville, pour parler avec les autres il y a plein d’autres endroits (cafés, bars, restos, etc.)… mais vous allez sans doute découvrir ça dans les semaines à venir. profitez de ce qu’il y a de bon dans la capitale pour autant que vous y êtes !

    Mysterion

    mars 31, 2011 at 4:52

    • Tout à fait d’accord : le métro est lieu de PASSAGE donc forcément on ne cherche pas à y vivre quoi que ce soit, on a l’esprit encore fixé sur le petit-déj’ le matin ou déjà au bureau (le contraire le soir)…

      Lilie

      avril 1, 2011 at 1:36

  4. Quand on peut, le vélib, les bus, ou ses pieds, c’est plutôt agréable, pour se déplacer. Agréable de voir l’extérieur.
    Oh, il y a quand même le métro aérien, un bout de la ligne 2 (et de la 6, je crois, mais je la connais moins). Et là, on regarde l’agitation de la ville en bas des voies, on reconnaît des monuments.
    Et puis le métro, quand même, c’est bien pratique.

    Bon mois parisien à toi !

    parisiennette

    avril 1, 2011 at 5:58

    • Je vais peut-être vous surprendre mais j’aime assez le métro, c’est bien plus pratique que les train de banlieue (RER A ou B), mais c’est peut-être à cause du fait que je prend la linge 6, qui effectivement à moitié aérienne ce qui rend le trajet bien plus agréable 🙂

      i_i

      avril 4, 2011 at 8:38

      • ah ben on a du se croiser sur la ligne 6 ! :p

        Très intéressant comme concept ce blog!

        Comme je dis aux touristes de l’hôtel où je bosse, le métro c’est pas la mort, et c’est l’un des moyens de transport le plus facile sur paris mis à part la marche à pied (je ne suis pas fan du velib’ perso).

        Alicia

        avril 15, 2011 at 11:41


Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :